DE L’ALLEMAGNE.
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beaucoup plus à Paris que les vivans ne s’anxu*-sent chez nous. Quant à moi, si je savais qu’onpût exister a Paris en qualité de spectre, je necraindx’ais plus la mort. Je prendrais seule-ment mes mesures pour être enterré au Père-Lachaise , afin de pouvoir faire mes appari-tions h Paris entre minuit et une heure. Quelleheure délicieuse! Et vous, mes compatriotes,quand vous viendrez à Paris après ma mort, etque vous verrez mon spectre ex’rer la nuit parles rues, ne vous effrayez pas; je ne serai pasun î-evenant tcrrihle, à la triste manière alle-mande , mais un spectre pai’isien qui revientpour son plaisir.
Pauvres éci’ivains français qui conjurez desfantômes, vous me faites l’effet d’enfans qui semettent des masques devant le visage pour sefaire peur les uns aux autres. Ce sont des mas-ques graves et terribles, mais h travers les trousdesyeuxonaperçoit de joyeux regards d’enfans.Nous auti'es Allemands, nous montrons quel-quefois, au contraix’e, des yeux de mort à tra-vers un aimable masque juvénile. Vous êtesun peuple élégant, sociable , aimable, x’aison-nablc et vivant; et ce qui est beau, noble ethumain est seulement de voire domaine. C’est