DE L’ALLEMAGNE.
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rôles, et tl.Mis tout ce roman respire le parfumet brille l’éclat de la llcur d’azur. Il est singu-lièrement remarquable que les personnages lesplus fabuleux de ce livre aient pour nous unair de connaissance et de parenté5 il sembleque nous les ayons vus ailleurs, et qu’ils aientvécu familièrement avec nous en des tempsreculés. On sent se réveiller de vieux souve-nirs ; Sophie elle-même porte un visage quinous est connu, et nous retrouvons à certainespages de grandes allées de bouleaux où nousnous sommes promenés et oii nous avons de-visé avec elle. Mais toutes ces choses sont vuesa une faible lueur de crépuscule ; c’est unsonge à demi oublié.
La muse de Novalis était une fille blancheet élancée, aux yeux bleus et sérieux, aux che-veux blonds dorés, aux lèvres riantes, et avecun petit signe maternel, couleur de fraise, surle côté gauche du menton. C’est que je me re-présente comme la muse de la poésie de No-valis la jeune fille même qui me lit connaîtreNovalis, et dans les belles mains de qui je trou-vai le livre de maroquin rouge à tranches do-rées qui renfermait le roman de Ofterdingen.Elle portait toujours une robe bleue, et elle