DE L ALLEMAGNE.
74
denberg. Il aiina une jeune clame qui était at-teinte de phthisie , et qui mourut de ce mal.Cette triste histoire plane sur tout ce qu’ilécrit ; sa vie ne fut plus qu’une rêveuse agonie,et il mourut lui-même, eni 801 , d’une maladiede poitrine, avant d’avoir achevé son roman.Ce roman , tel qu’il est resté , n’est qu’un frag-ment d’un grand poème allégorique qui devait,comme la Divine Comédie du Dante , célébrertoutes les choses du ciel et de la terre. Henride Ofterdingen , célèbre poète , est le héros dece roman. Nous le voyons jeune homme, àEisenach, charmante petite ville située au piedde cette vieille Wartbourg où se sont accom-plies les plus grandes choses, mais aussi lesplus stupides, où Luther a traduit sa Bible, etoii quelques imbéciles teutomanes ont brûlé leCode de gendarmerie du sieur Kamptz. Dansce château eut aussi lieu jadis la fameuse luttedes chanteurs où, entre autres poètes, Henride Ofterdingen soutint, contre Klingsohr deHongrie , ce dangereux combat poétique dontle chevalier de Manesse nous a conservé lesouvenir dans sa collection d’antiquités. Lebourreau devait faire tomber la tête du vaincu,etle landgrave de Thuringe était juge du camp.