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6 (1835) De l'Allemagne, 2
Entstehung
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73
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DE LALLEMAGNE.

plus vigoureux et invincible quand il touchaitdu pied la terre , sa mère , tandis quil perdaitses forces quand Hercule le soulevait en lair,ainsi le poète est puissant tant quil naban-donne pas le terrain de la réalité et devientfaible dès quil sélève en rêvant dans lespace.

La grande ressemblance qui existe entre cesdeux poètes, cest que leur poésie est unemaladie. Aussi a-t-on dit quil appartient plusaux médecins quaux critiques de juger leursécrits. La nuance rose qui domine dans lesécrits de Novalis nest pas la couleur de lasanté, mais léclat menteur de la phthisie j etla teinte de pourpre qui anime les contes fan-tastiques dIIolfmann nest pas la flamme dugénie , mais bien le feu de la fièvre.

Mais avons-nous bien le droit de faire detelles critiques, nous qui ne sommes pas com-blés dun excès de santé ? Et maintenant sur-tout lorsque la littérature ressemble à unvaste lazaret? A moins que la poésie ne soitelle-même une maladie , comme la perle quinest quune infirmité dont soufl're le pauvreanimal nommé lhuître.

Novalis naquit, en 1772, le 2 mai ; il mourutà vingt-neuf ans. Son véritable nom était llar-