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DE L’ALLEMAGNE.
tombes , et haussons les épaules avec pitié à lavue des jésuites nouveaux. Ceux-là sont morts,et ceux-ci ne sont que les vers qui s’échappenten rampant de leurs cadavres. Ils ressemblentaussi peu aux anciens jésuites, que M. Schel-ling d’aujourd’hui ressemble au Schelling d’au-trefois.
J’ai eu peu d’indications à donner sur lesrapports de M. Schelling avec l’école roman-tique. Son influence a été presque entièrementpersonnelle ; mais il faut dire aussi que l’élanimprimé par sa philosophie donna de plusvives idées anx poètes, et les porta à jeter uncoup d’œil plus profond sur la nature. Quel-ques-uns se plongèrent dans cette contempla-tion avec toutes les forces de leur âme; d’autresretinrent quelques formules d’enchantement,à l’aide desquelles on pouvait faire sortir dela nature des sentimens et un langage plushumain qu’on ne l’avait fait jusqu’alors. Lespremiers de ces poètes furent les mystiquesproprement dits, assez semblables, sous beau-coup de rapports , aux religionnaires del’Inde, qui s’inspirent de la nature et s’iden-tifient avec elle. Les autres étaient plutôt desconjureurs qui appellent à volonté les malins