DE L’ALLEMAGNE.
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ils se faisaient assassins et marchands ; et l'a oùil était besoin, ils se montraient même athées.Mais c’est en vain que leurs confesseurs accor-dèrent les plus joyeuses absolutions, et que-leurs casuistcs se mirent à l’œirvre pour inno-center chaque faute et chaque crime ; en vainluttèrent-ils avec les laïques dans les arts et-dans les sciences pour en faire des moyens desuccès, leur impuissance se révéla visiblement,lis se montrèrent jaloux de tous les grandssavans et de tous les artistes habiles, et nepurent rien créer ni rien produire de sublime.Ils ont composé des hymnes pieux et construitdes dômes 5 mais, dans leurs poésies, gémitl’obéissance tremblante devant les chefs del’ordre ; cl , dans leurs édifices, on reconnaîtun esprit inquiet de servitude ; leurs pierressemblent avoir la docilité et la souplesse deceux qui les ont assemblées. M. llarrault disaitun jour avec raison : « Les jésuites, ne pouvantélever la terre jusqu’au ciel, ont abaissé le cieljusqu’à la terre. » Tous leurs efforts et tousleurs travaux furent sans fruit : la vérité nepeut naître du mensonge , et Bien ne sauraitêtre sauvé par le démon.
Laissons les jésuites reposer dans leurs.