DF, i/ALLEMAGNE.
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question de l’esprit et de la matière seraitdiscutée dans sa plus affreuse vérité. Tout ceque je vois dans ce livre, c’est que le pauvrematériel Sancho souffre beaucoup pour lesdon-quixoteries spiritualistes ; il reçoit sanscesse des coups ignobles pour les plus noblesvues de son maître , et il est plus intelligentque lui, car il sait que les coups sont trèsfâcheux et les alla poclrida très agréables.Vraiment le corps semble souvent plus clair-voyant que l’esprit, et l’homme pense souventmieux avec son dos et son estomac qu’avec satête.
Mais si le vieux Cervantes n’a voulu peindredans son Don Quixote que les fous qui se sontimaginé de restaurer un passé éteint, et par-ticulièrement la chevalerie du moyen-âge , ceserait une ironie du hasard que l’école desSchlcgel nous eût donné la meilleure traduc-tion d’un livre qui est le plus réjouissant mi-roir de sa propre folie.