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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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Iilî I.’ALLEMAGNE.

pensée de Racine (pii a revêtu de costumesantiques ses héros français modernes , mêlantainsi à l’intérêt des passions modernes l’intérêtd’une piquante mascarade , mais il a encoreété assez gauche pour prendre tous ces déli-cieux travestissemens au sérieux, pour jugerles Grecs de Versailles d’après les Grecs d’A-lliènes , et comparer la Phèdre de Racine avecla Phèdre d’Euripiclc ! Celle manière de jugerle présent a la mesure du passé est si fortementenracinée dans ]\1. Schlegel, que c’est toujoursavec le laurier des vieux poètes qu’il fustigeles jeunes , et que , pour rabaisser Euripide hson tour, il n’a rien su trouver de mieux quede le comparer au vieux Sophocle, ou mêmeà Eschyle.

Je serais conduit trop loin si je voulais mon-trer en détail comment M. Schlegel, voulantdéprécier Euripide en se servant de celte mé-thode, s’est montré aussi aigre et aussi injusteenvers lui que le fut jadis Aristophane. Cedernier se trouvait placé , sous ce rapport,à un point de vue qui offre une grande res-semblance avec le point de vue de l’écoleromantique. Sa polémique est fondée sur desemblables sensations et sur des tendances pa-