DE L’ALLEMAGNE.
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que toute leur littérature classique ne vautrien ; que Molière est un bouffon et un farceur,et non pas un poète ; que Racine a égalementbien peu de valeur , et qu’en revanche, nousautres Allemands , nous sommes incontesta-blement les dieux du Parnasse. Son refrainétait toujours que les Français sont le peuplele plus prosaïque du monde , et qu’il n’y a pasdu tout de poésie en France. Ces choscs-là,l’homme les disait dans un temps où, devant sesyeux , s’offraient encore journellement maintet maint coryphée de la Convention , où ilvoyait passer devant lui en chair et en os lesderniers acteurs de cette tragédie de géans,dans un temps où Napoléon improvisait chaquejour une sublime épopée, lorsque Paris four-millait de dieux, de héros et de rois_ Mais
M. Schlegel ne vit rien de ces choses. Lorsqu’ilétait ici, il ne voyait que lui-même, il ne re-gardait que sa ligure dans un miroir, et de lasorte il est lacile de comprendre qu’il n’ait pasaperçu de poésie en France.
Mais, je le répète, M. Schlegel n’a jamaispu comprendre que la poésie du passé. Celledu temps présent lui échappe. Tout ce qui estvie moderne lui semble excessivement pro-
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