DE L’ALLEMAGNE.
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notre langue. M. Schlegel aurait peut-êtreporté loin l’étude du vieux langage, s’il nes’était élancé dans le sanskrit. Mais la vieillelangue allemande n’était plus de mode, et lesanskrit pouvait exciter une nouvelle sensa-tion. Mais aussi dans cette étude il resta enquelque sorte dilettante : l’initiative de sespensées appartient encore à son ftère Fré-déric ; et ce qu’il y a de réel, de scientifiquedans ses inductions sanskriles est l’œuvre ,chacun le sait, de son savant collaborateurM. Lassen. M. Franz Bopp , à Berlin , est, enAllemagne , le véritable érudit sanskrit, et lepremier de tous. Dans la science historique,M. Schlegel voulut une fois se cramponner àla renommée de Niebuhr qu’il attaqua ; mais sion le compare à ce grand critique, ou à unJean de Muller, h un Ileercn et h d’autres his-toriens , on ne peut s’empêcher de sourire.Mais quel est son rang comme poète ? Ceci estdifficile à déterminer.
Le joueur de violon Solomons , qui donnaitdes leçons au roi d’Angleterre Georges III,disait un jour à son auguste écolier : << Lesjoueurs de violon peuvent se diviser en troisclasses. A la première appartiennent ceux qui