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ni l’un ni l’autre, et qui voudrait pouvoir sevenger des injures par des bienfaits.
Reportons avec intérêt nos regards sur unpetit nombre d’individus, dont la conduite re-trace tout ce qu’a dit et pratiqué sur la gran-deur d’âme un illustre chancelier de France,dont le petit-fds siège au Sénat. (1) Ils justi-fient cette maxime que l’univers n’est pas assezriche pour acheter le suffrage d’un homme debien, ni assez puissant pour le faire dévier deses principes. A leur suite viennent quelquesêtres d’un caractère moins robuste , et que lebon exemple entraîne : faites un effort de cha-rité pour ne les juger que sur l’avenir. Maisl’âme est profondément contristée à l’aspect defourbes couverts d’or et couverts de crimes ,qui, par leur fortune, leur audace et leurs pla-ces , exercent sur la société un ascendant fu-neste. Louis XIV disait tout haut : l’Etat, c’estmoi y eux disent tout bas : la patrie, c’est moi.C’est le moi qui est le thermomètre secret deleurs actions.
Plusieurs d’entre eux, après avoir encensé
(1) V. dans le premier tome des œuvres de d’Agues-seau , son excellent discours sur la grandeur d’àme.