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pieds du trône. Il n’y a pas un an que de tousles coins de la France arrivaient ou plutôt pleu-vaient à Paris des adresses de maires, d’ad-joints, d'administrateurs, pour offrir à l’auteurde tous nos maux leur vie, leurs enlans, leursbiens. Est-celeSénat quia créé les gardes d’hon-neur ? cst-ce lui qui a doublé et triplé la levéedes conlingens pour recruter les armées ? Nonc’est le gouvernement à l’aide de ses agens.
Il est un fait cité par d'autres qu’il est bon derappeler. Lorsqu’en 1802, on proposait de dé-cerner au Premier Consul une marque signaléede gratitude nationale , la prolongation deson autorité pour dix ans fut décrétée par leSénat qui cédait à des voeux indiscrets. À l’ins-
l’Empire Français , la 7 e leçon, sur le quatrième com-mandement, où il est dit que « nous devons à Napoléon« l’amour, le respect, l’obéissance , la fidélité, le service« militaire, les tributs, et que Dieu l’a établi notre sou-« verain ; il est son image sur la terre; il est celui que« Dieu a suscité dans les circonstances difficiles, pour ré-« tablir le culte public de la religion sainte de nos pères,« et pour en être le protecteur. 11 a ramené et conservé« l’ordre public par sa sagesse profonde et active. Il dé-fi fend l’Etat par son bras puissant ; il est devenu l’oint du« Seigneur, et lui résister, c’est se rendre digne de la» damnation éternelle , etc., etc. »