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depuis l’établissement du christianisme, a parale scandale d’un catéchisme rédigé tout exprèsen faveur d’un individu (1).
Quand des ministres de l’autel profanaient lalouange, est-il surprenant qu’ils aient eu pourimitateurs les préfets, les maires, les conseilsde déparlemens,les collèges électoraux,etc., etc.?De là celte intarissable fécondité d’éloges, dontle nec plus ultra est ce blasphème : Dieu créaBonaparte et se reposa. Le temps des révéla-tions est arrivé ; l’histoire , contrainte de des-cendre de sa dignité, attachera au poteau del'ignominie cette multitude d’adresses de félici-iafion dictées par la [laiterie ; souvent men-diées, ordonnées, rédigées dans les bureauxministériels d’où elles parlaient, pour aller danstous les recoins de la France recueillir des signa-tures; souvent apportées à Paris par des dépu-tations auxquelles on prescrivait de venir, vo-lontairement, déposer leurs hommages aux
pour former l’état de la population de l’Empire; et,comme ce dénombrement atteignait les deux sexes, ilrésulte de l’argument du prélat que la sainte Vierge elle-même était conscrite. K’est-ce pas là travestir indécem-ment l’Ecriture Sainte ?
(1) V. Catéchisme à l’usage de toutes les églises de