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de la presse doit être non seulement respec-tée, mais garantie ; qu’une loi répressive desdélits résultant de cette liberté ne peut frap-per que ceux qu’on a commis, et non ceuxque l’on commettra. Quand un homme injurieou calomnie, la loi vient au secours de lamorale pour venger l’honneur du citoyen quiinvoque son appui; mais il serait absurde qu’elledéfendît de parler, de peur qu’on ne parlât mal.Il en esL de même des lois sur la presse ; elles nepeuvent atteindre que ce qui est publié , et nonce que l’on publiera. Vouloir établir une censuresur des écrits qui n'ont point vu le jour, c’estcadenasser la bouche , de peur qu'on n’abusede la parole.
L’article dernier de la Constitution statuequ’elle sera soumise à 1 ''acceptation du Peuplefrançais , et néanmoins le membre de l’anciennedynastie appelé au trône, sera proclamé roi desFrançais dès qu’il aura sigué et juré de l’ob-server et de la faire observer. N’est-ce doncque pour la forme et seulement par courtoisiequ’on fait intervenir le peuple? Et s’il lui plai-sait de rejeter votre ouvrage, comme il en a ledroit, dans quels embarras seriez-vous froissés?Je n’élève aucun doute sur le vœu qu’il ma-nifestera, mais il faut se cramponner sur les