principes; et peut-on nier que pour valider unacte de cette nature, les ratifications respec-tives des parties contractantes auraient dû pré-céder la prise de possession?
Avant de passera quelques observations rela-tives aux circonstances actuelles, je termine cesremarques sur la Constitution, en faisant obser-ver qu’elle ne dit pas un mot de la manière dela reviser, de l’améliorer. L’autorité dont elleémane étant aujourd'hui ce qu’elle était il y aquelques jours , ne pourrait-elle pas préparer àtrente millions d’hommes une charte qui ne fûtpoint un squelette décharné? Les lumières dusiècle et l’expérience acquise pendant vingt-cinqans de révolution et de calamités, fournissentdes matériaux abondans pour faire un bon ou-vrage , un ouvrage capable de fixer enfin la mo-bilité du caractère français (1), en l’attachant ades institutions stables et fondamentales. L’oc-casion est favorable : si on la laisse échapper, enretrouvera-t-on jamais une pareille ?
Si cependant on croit voir dans le parti proposé
( 1 ) En lisant César, De Bello Gallico , liv. 4, ch. 4,n° 5, on voit que les Français d’aujourd’hui sont, acet égard , ce qu’étaient les Gaulois il y a dix-huitsiècles.