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De la constitution française de l'an 1814
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I

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chef de lEtat, insultait périodiquement lespuissances étrangères , et diffamait les particu-liers qui lui déplaisaient. Quand des écrivainssoldèrent le rideau derrière lequel sourdissentles trames lib.erticides, le despotisme troubléne manque jamais de crier quon trouble lEtat.Identifiant sa cause à lintérêt de la cause pu-blique, il suppose que celle-ci périclite. Lin-faillible moyen pour un gouvernement de nepas redouter la liberté de la presse, cest dêtrejuste. Elle devient alors une sanve-garde delEtat; elle prévient ou rectifie les erreurs deceux qui le régissent, et par- même elle for-tifie leur autorité.

Sénateurs, vous venez de proclamer la li-berté de la presse, et le lendemain la censureest rétablie. Se joue-t-on des principes etdu public? Je sais de quels prétextes on colorecette mesure. En ce moment commenceune réaction nouvelle, de vils et lâches pam-phlétaires sonnent le tocsin des calomnies, in-voquent la discorde, ressuscitent les haines, etde toutes parts répandent leur venin, les ou-trages et les impostures. Si cest une capitationimposée par les méchans , je pourrais, certes,me plaindre davoir été souvent surtaxé ; maisje nen soutiendrai pas moins que la liberté