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Parmi de fort bons articles, celui qui con-cerne la liberté de la presse , suggère quelquesremarques. Quand on eut fait la Constitution dePan 5, on se hâta de la mettre sous le scellé,sons prétexte que l’état de la France ne compor-tait pas encore l’application de ce régime. Quandon eut fait la Constitution de l’an 8, la libertéde la presse, qui était presque entière , fut res-treinte successivement par des réglemens quiseraient ridicules , s’ils n’étaient tortionnaires.Dans ces derniers temps, des billets de visiteétaient à-peu-près la seule chose qu’on pût im-primer sans passer sons le ciseau de la censure,qui, trouvant partout des allusions contre latyrannie , aurait fini, je crois , par la proscrip-tion de l’Evangile ,quoiqu’elle laissât multiplier,sans le moindre obstacle, les éditions d’unpoeine connu par l’obscénité la plus révoltante.JLe recueil des anecdotes relatives à la censurefournirait un tableau piquant, surtout en y joi-gnant la liste détaillée et très-nombreuse desinjonctions et des défenses faites aux journa-listes, dont les feuilles étaient toujours plus re-marquables par ce qu’elles taisaient que par cequ’elles disaient. La liberté de la presse n’exis-tait plus que pour le gouvernement qui, dansses gazettes dégoûtantes d’adulations envers le
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