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« outragent, ni qui blessent votre liberté decc penser. » J’avais oublié cette anecdote, quel’estimable Baudin a consignée dans son ouvrageintitulé : du Fanatisme et des Cultes (i j.
«Ce soir encore, et les jours suivans, ma de-meure fut , pour ainsi dire, assiégée d'émis-saires et de bandits, dont les uns étaient et lesautres n’étaient pas membres de la Convention,mais tous envoyés pour m’arracher, par pro-messes ou par menaces, un acte quelconque quipût atténuer l’effet de ma résistance publique;et le 21 brumaire, à tous les coins des rues deParis était affiché un placard , sous çe litre :Un mot à l’évêque Grégoire. L’auteur me re-proche cc d’avoir refusé de rendre hommage à« la raison, de m’être opposé aux apostasies eta aux démissions; il me rend responsable en-cc vers la nation de la prolongation de son éga-« rement. » On sait qu’à celle époque un articlede cette nature était une espèce de proscription.Je garde soigneusement un exemplaire de celteaffiche,
cc Voilà l’historique exact de cette horriblescène. Plusieurs de ceux qui en furent les cri-
(1) Y. du Fanatisme des Cultes, par Baudin, représen-tant du peuple, in- 8 °, Paris, an 3 , p. <) et surtout p. 20.