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et persuadé que mon discours improvisé nepouvait échapper à l’histoire , je m’empressaide le confier au papier. »
Je déclare qu’en le prononçant, j’avais cruprononcer mon arrêt de mort. Pendant dix-huitmois, je me suis attendu à l’échafaud , et l’onconçoit que j’ai dû m’arranger en conséquence.
« Comment diverses feuilles publiques ont-elles pu dire que la Convention applaudit àma résolution de rester évêque, tandis que descris de rage s’élevèrent de toutes parts? Lespersécuteurs se croyaient intéressés à ce quemon discours ne fût pas mentionné dans les ga-zettes, ou qu’il y fût dénaturé. Par là s’expliquele silence affecté de quelques journalistes sur cediscours, et la manière dont plusieurs autres(même le Moniteur ) le travestirent. Mais pres-que tous ils avouent que je refusai ma démission,et que je me déclarai intrépidement attaché à lareligion. Voilà, du moins, les deux faits essen-tiels. Des récits infidèles avaient momentané-ment induit en erreur sur cet article le rédacteurdes Nouvelles ecclésiastiques, ( M. Mouton),qui, détrompé, m’en témoigna ses regrets. Cetévénement retentit jusque dans les contréesétrangères, d’où je reçus des félicitations ; etquoique alors les calamités de la guerre eus-