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« faire une abdication qu’on ne m’arrachera« pas. J’ai tâché de faire du bien dans mon dio-cc cèse , agissant d’après les principes sacrés qui« me sont chers et que je vous délie de me ra-ce vir ; je reste évêque pour y en faire encore,cc J’invoque la liberté des cultes.
ccCe discours fut interrompu vingt fois ; car,dès que les persécuteurs s’aperçurent que jeparlais en sens opposé à leui's vues , des rugis-semens éclatèrent pour étouffer ma voix dontj’élevais à mesure le diapason , et ces rugisse-mens se prolongèrent jusqu’à la lin de mon dis-cours. Il faudrait le pinceau de Milton , ac-coutumé à peindre le spectacle des démonspour rendre cette scène.
«Descendu de la tribune, je retourne à maplace. On s’éloigne de moi, comme d’un pes-tiféré 5 si je tourne la tête , je vois des regardsfuribonds dirigés sur moi..... sur moi, pleuventles menaces, les injures.
« Accablé à l’aspect des outrages faits à la re-ligion, plus encore de ceux que ces événemenslui présageaient , j’éprouvais toutefois unedouce satisfaction d’avoir bravé cet orage , jeremerciai Dieu d’avoir soutenu ma faiblesse etde m’avoir donné la force de confesser Jésus-Christ. La séance finie , je me traîne chez moi;