XV i)
l’intervalle, ils crient au président de m’accor-der la parole , et le président annonce que j’aila parole , quoique je ne l’eusse pas demandée;je m’élance à la tribune : à un épouvantabletapage succède alors un silence général.
<c J’entre ici, n’ayant que des notions très-« vagues de ce qui s’est passé avant mon arri-« vée. On me parle de sacrifices à la patrie , j’ycc suis habitué. S’agit-il d’attachement à la causece de la liberté ? j’ai fail mes preuves ; s’agit-ilcc du revenu attaché à la qualité d’évêque ? jecc vous l’abandonne sans regret; s’agit-il de re-« ligion ? cet article est hors de votre domaine« et vous n’avez pas le droit de l’attaquer. J’en-te tends parler de fanatisme, de superstition.....cc Je les ai toujours combattus , mais qu’on dé-cc finisse ces mots , et l’on verra que li supers-cc tilion et le fanatisme sont diamétralement op-cc posés à la religion.
« Quant à moi, catholique par conviction et« par sentiment, prêtre par choix, j’ai été dé-cc signé par le peuple pour être évêque , maiscc ce n’est pas de lui, ni de vous , que je tienscc ma mission. J’ai consenti à porter le fardeaucc de l’épiscopat dans un temps où il était en-cc touré de peines; on m’a tourmentp pour l’ac-cc cepler , on me tourmente aujourd’hui pour
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