Druckschrift 
De la constitution française de l'an 1814
Entstehung
Seite
XVI
Einzelbild herunterladen
 

/

xvj

de l’événement, dans un discours, tissu d’im-piétés grossières, avait annoncé quelque chosed’analogue aux sacrilèges du lendemain (]).Néanmoins , huit jours auparavant, dans unentretien avec Gobel sur des matières reli-gieuses , cet évêque m’en avait parlé avec lerespect qui leur est dû • l’accablement de lasurprise accrut en moi celui de la douleur, enapprenant sa démarche; je dis en apprenant,car j’étais, en ce moment, au comité d’instruc-tion publique.

« Rentré à la séance, je vois des prêtres ca-tholiques , des ministres protestans montersuccessivement à la tribune, pour blasphémeret abjurer leur état : dès le moment de monarrivée, autour de moi s’étaient agglomérés,comme des furies , une troupe de députésmontagnards. J’étais très-considéré dans leclergé, et, par cette raison , ils mettaientplus d’intérêt à m'arracher une démarche qui,pour l’impiété , eût été un triomphe. Il faut que

tu montes à la tribune.Et pourquoi ?... Pour

renoncer à ton épiscopat, à ton charlatanisme

religieux. Misérables blasphémateurs ! je ne

fus jamais un charlatan ; attaché à ma religion,j’en ai prêché les vérités , j’y serai fidèle. Dans

( 1 ) IST z6o,p. io83 du Journal des Jacobins.