XV
«A celle époque, de toutes parts se manifes-taient les fureurs de la persécution.
«Un député, nommé Jacob Dupont, qui estmort fou , avait préludé à l’élat de démencehabituelle en se déclarant alliée à la tribune dela Convention. J’étais alors en mission à Cham-béry, où j’appris, avec une douleur profonde,que l’assemblée nationale, loin de flétrir par unecensure sévère cette doctrine désolante et celuiqui la professait, en était devenue complice par-son silence. Gloire à Dieu , qui du mal fait jail-lir le bien! La déclaration de Dupont qui re-tentit dans toute l’Europe , y inspira une justehorreur ; et divers écrivains , entr’autres missRannali Moore,s’empressèrent d’exprimer leurindignation. »
« Le vénérable Avoine, évêque de Versailles,étant décédé , quelques mauvais sujets de cetteville saisirent celte occasion pour venir à laConvention demander qu’il ne fût pas rem-placé 5 peu de temps après , parut à la barrel’évêque de Paris, Gobel, avec plusieurs de sesvicaires. On prétend qu’Antircharsis Clotz ,
Cbaumetle et L.B. l’avaient préparé à
celte scène par des promesses et par des me-naces : ce qu’il y a de certain, c’est que ce L.
B., le 16 brumaire, c’est-à-dire, la veille