mot, ne pas l’être ce serait cesser d’être chré-tien ; il veut qu’on ouvre son sein à des frèreserrans , sans l’ouvrir à l’erreur, et qu’on semontre aussi ardent à leur faire du bien qu’àcombattre leurs écrits, lorsqu’ils tendent à rui-ner l’édifice de la révélation. Ayant toujours re-poussé les tentatives que faisait pour se l’aggré-ger , une secte très-peu tolérante, quoiqu’elleparle sans cesse de tolérance, il devint odieuxaux déclamateurs qui, dans la Convention, luireprochaient de vouloir christianiser la Fran-ce ; (1) qui le bafouaient lorsque , le premiernivôse an 5 , il réclamait la liberté du culte (2).Il s’y était attendu ; mais il savait que parler àla tribune , c’était parler à la nation , infailliblemoyen d’ébranler l’opinion publique qui n’osaitencore se manifester. Ici s’intercale naturelle-ment le récit de la séance de la convention, du17 brumaire an 2 , où, au milieu des scandalesde l’apostasie et des vociférations , M. Gré-goire eut le courage de proclamer ses senti-mens invariables, comme catholique et commeévêque. On en trouve le détail dans un de sesouvrages inédits, dont on va lire l’extrait.
( 1 ) V. moniteur an 2 , n° 5j.
( 2 ) Moniteur an 3, 1 er nivôse, n 0! g3, g4.