xiij
ayant montré l’exemple de l’obéissance au ser-ment d 'être soumis à la nation, à la loi et auroi, contre lui s’élevèrent une foule d'individusquij à la dissidence d’opinion associant des senti-mens haineux , accumulèrent sur sa tête desoutrages, qu’il leur pardonne, mais auxquels ileût préféré de bonsraisonnemens. Ministres desautels ! là où n’est pas la charité , là n’est pas lavérité.
En professant pour le chef auguste de l’é-glise un respect profond et une obéissance ca-nonique, il s’efforça toujours de rester sur lalimite qui sépare l'autorité légitime de l’abusqu’on peut en faire , limite tracée par la célèbreassemblée du clergé, en 1682. Tous les parti-sans de ce qu’on appelle ultramontanisme , dontle plus grand nombre est actuellement en-deçàdesAlpes, enflent dès lorslaliste des adversairesd’un homme attaché aux maximes gallicanes.
Admirateur de Port-Royal , qui a rendu desservices si éminens à la religion et aux scien-ces , il a la bonhomie de penser que Pascal,Nicole , Arnaud , Sacy , Tillemont, Le Tour-neux, etc., pourraient bien n’être pas damnés,et celle croyance est encore un crime.
Nourri dès l'enfance du lait de la piété, ilest philantrope : car. d'après l’étymologie de ce