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sent à contempler l’innocence luttant contre lecrime : quelques pages de plus à lire ne lasse-ront pas leur attention.
Si quelque chose a droit de surprendre , cem'est pas qu'il y ait des libelles contre M. Gré-goire , mais qu'il n’y en ait pas un plus grandnombre.
Quelle nuée d’ennemis doit assiéger unhomme qui, depuis sa jeunesse , s’est voué àdéfendre des individus persécutés ou flétris in-justement par les lois et l’opinion, juifs, anabap-tistes , serfs, agots, nègres, mulâtres, etc.? Sou-tenir les oprimés, c’est l’infaillible moyen d’ir-riter les oppresseurs qui ont à-la-fois le pouvoiret la volonté de nuire. Les victimes trouventrarement des consolateurs , au lieu que les sa-crificateurs trouvent toujours des complices.N’est -ce pas Fra-Paolo Sarpi qui disait : « Si la« peste avait des bénéfices et des pensions àa donner, elle aurait des prôneurs? » Par cetteraison, la tyrannie n’en manqua jamais : aussimalheur à quiconque aura heurté de front tousles genres de despotisme , et dont l’inflexiblepersévérance accuse les variations de tant degens qui, satellites volontaires de tous les as-tres dominans , en suivent toutes les phases!
D’après sa conscience et un mûr examen,