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ment quitté la rente pour aller dans les provinces,et qui n’ira pas.
Au bout de dix ans, la différence , dans l’amor-tissement de la rente, sera de 2 5 millions, et la pertepour les capitaux destinés aux provinces, à l’agri-culture , à l’industrie, sera de 5oo millions. Cetteprogression s’accroîtra toujoursjusqu’à l’extinctionde la dette.
Voilà des calculs exacts, et je ne crains pasqu’on y puisse répondre par des calculs.
Ceux-là donc seraient dans une grande erreur,qui pourraient croire que la création des 3 pour 0/0rendrait l’argent plus commun et moins cher dansles provinces. Cette conversion frapperait les pro-vinces de plus de i5oo millions de dettes enpure perte, et les priverait encore des capitauxque les rachats plus pressés leur procureraient, sion conservait les 5 pour 0 / 0 , ou si une réductiongraduelle et lente avait lieu, sans accroissementdu capital.
Aussi mon opposition et mes observations sont-elles beaucoup plus dans l’intérêt des départements,dans l’intérêt des contribuables , que dans l’intérêtdes rentiers.