SECONDE LETTRE
A SON EXCELLENCE
M. LE COMTE DE VILLÈLE.
MONSIEUR LE COMTE,
La lettre que j’eus l’honneur d’adresser à votreexcellence, le a6 mars, avait pour objet de prou-ver que le plan inventé par des banquiers étran-gers , pour opérer la réduction de nos rentes, de-vait être plus funeste encore aux intérêts géné-raux de l’état, qu’aux intérêts privés des rentiers ,même en supposant qu’il obtînt le succès le pluscomplet.
N’ayant que ce but en vue , et mon écrit n’étantpas destiné d’abord à la publicité , je jugeai inutiled’examiner si le plan lui-même n’échouerait pasdans ses moyens d’exécution ; ou plutôt, je crusdonner une plus grande force à mes raisonnements,en admettant son accomplissement sans obstacle,et en prouvant qu’il devait entraîner des résultatsdésastreux, pour la fortune publique.
Cependant, je suis informé qu’on abuse do