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sieurs états à la fois faisant d’énormes emprunts,et les prêteurs ayant intérêt à faire baisser les fondspartout, afin de les obtenir à meilleur marché ,comme ils ont intérêt à les faire hausserpartout pen-dant la paix, afin de réaliser de grands bénéfices,les 5 pour o/o qu’on livre à 75, et que la paix feraitmonter jusqu’à > 00, descendraient peut-être à 5 o,comme l’a dit M. le rapporteur de la commissionde la chambre des députés , ou même plus basencore. Quel serait alors le désespoir des rentiers,qui, ayant perdu d’abord le cinquième de leurrevenu , perdraient encore un tiers de leur capi-tal ! ....
Ne doit-on pas à la sûreté publique, ne doit-on pasau trône de prévoir et de prévenir, par des com-binaisons plus prudentes, les sinistres effets que detels sentiments pourraient produire dans des cir-constances critiques?
D’un autre côté, on ne peut pas s’empêcher dereconnaître que la situation du gouvernement, re-lativement aux emprunts qu’il pourrait être con-traint de faire, serait la plus déplorable qu’onpuisse imaginer.
Le souvenir d’une opération fatale aurait surson crédit la plus funeste influence. Obligé d’em-prunter sur des 5 pour 0/0 , il s’obligerait à rem-bourser des capitaux incomparablement plus fortsque s’il empruntait sur des 5 pour 0/0 , et ses trans-