Les calculateurs s’apercevront que je. néglige lesintérêts composés des i5 millions d’annuités pen-dant trente ans ; c’est que je suis fatigué de fairedes chiffres et que l’impossibilité d’admettre leprojet me paraît suffisamment démontrée.
On voit qu’en accusant ce projet, de nous sou-mettre à une perte de plus de i5oo millions, j’aisupposé l’état entièrement déchargé des 28 millionspris aux rentiers , et que j’ai laissé encore à mesadversaires la marge nécessaire pour fixer à leurgré le cours moyen des 3 pour cent.
Des orages politiques accroîtraient de beaucoup le malproduit parla mesure proposée.
J’ai raisonné et calculé jusqu’ici en supposant lescirconstances les plus favorables ; je vais recher-cher maintenant ce qui arriverait, si des orages ve-naient troubler le cours propice de calme etde bon-heur que nous aimons à .nous promettre.
La politique de l’Angleterre ne paraît pas en har-monie parfaite avec celle des souverains du con-tinent; l’Amérique, la Grèce, l’Espagne, peuventfournir de nombreux sujets de discorde ; la Russieet la Porte sont sous les armes et s’observent. Si uneguerre éclatait en Europe, la France pourrait-elle yrester étrangère?...Quelle serait alors la baisse des3pour 0 / 0 ? Il est impossible de le déterminer.Plu-