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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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à faire. La dotation de la caisse damortissementdevient la dotation de la bourse , et appartient auxjoueurs nationaux ou étrangers. Que lon ait alorsdes 5 pour o/o ou des 3 pour o/o, le pillage serale même.

On conçoit que ladministration puisse, commeen Angleterre, faire des rachats au-dessus du pair,quand elle les juge utiles , pour élever son créditou pour se ménager les moyens darriver à un rem-boursement; mais quon lui impose létrange loide faire de tels achats, uniquement au profit desspéculateurs; quelle soit forcée daller aveuglé-mentchaque jour accroître sa dette à force dargent,comme je lai déjà dit dans ma première lettre, etque la fortune publique soit leau destinée à couleréternellement dans ce tonneau des Danaïdes: cestce qui choque le bon sens: cest ce que nos députésne peuvent pas tolérer sans consentir à transformerla France en une vaste maison de jeu , la caissedamortissement tiendrait la banque , sous la con-dition de perdre toujours , et les contribuablesseraient toujours obligés de fournir les fonds.

Il peut être utile au crédit, il est même dunegrande loyauté que la caisse damortissement fasserégulièrement des achats à la bourse, dans uneproportion fixée davance, quand la rente est au-dessous du pair; mais quelle opère de même quandelle est au-dessus , cest une profusion insensée ,