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elles réussiront à les porter au pair dans trois ans?-
11 me semble que du moins cette opinion estfondée sur des probabilités assez nombreuses etassez fortes , pour qu’une administration prudentedoive en faire la base de ses calculs , afin de con-naître toute l’étendue des charges que ses opéra-tions peuvent imposer au peuple.
Il est de règle d’ailleurs, que quand on contracteune dette , on doit calculer qu’on la paiera toutentière , sauf à considérer comme bénéfice toutce qu’on pourra épargner.
C’est sur cette base que j’ai dressé les trois ta-bleaux qui seront placés à la fin de cette lettre , etqui présentent, semestre par semestre, l’état com-paratif des paiements à faire par le trésor, et l’étatde l’amortissement, jusqu’à l’extinction de la detteque l’on veut réduire , dans la double suppositiondu rachat au pair des i4o millions existants,ou des 112 millions qu’on veut constituer à 3 pourcent.
Avant de donner l’explication de ces tableaux ,je dois rappeler que j’ai exposé la nécessité de fairecesser, pour la caisse d’amortissement, l’obligationd’acheter des rentes au-dessus du pair. Cette obli-gation indéfinie que jamais aucun gouvernementne s’est imposée, livre la fortune publique en di-lapidation à l’agiotage.
Si on la laisse subsister, il n’y a plus aucun calcul