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des puissances politiques. Sans elles, on ne peutplus faire ni la paix ni la guerre. Les vaincus enont besoin pour payer les contributions qu’on leurimpose ; les vainqueurs, pour les recevoir; tous,pour acquitter les frais de leurs armements ou deleurs expéditions, et pour se préparer à des luttesnouvelles.
Ces puissances pécunieuses ont leurs cabinets,leurs courriers, leurs négociateurs, leurs journaux,leurs agents secrets, leurs courtisans , et les peu-ples sont leurs tributaires.
Lorsqu’elles se coalisent pour de grandes opé-rations , elles transportent avec facilité les plusgrandes valeurs d’un pays à l’autre, et produisent,à leur gré, sur les diverses places de l’Europe , l’a-bondance ou la rareté des capitaux, pour éleverou pour faire baisser les fonds publics.
Ce n’est pas sur les intérêts de ces fonds queportent leurs spéculations ; des avantages si vul-gaires ne sont rien pour elles : c’est sur les capi-taux qu’elles opèrent; et plus le cours des rentes estéloigné de leur capital nominal, plus elles leuroffrent de bénéfices.
Nos rentes 3 pour o/o à y5 leur présentent 33>/3 pour o/o à gagner. Quels efforts ne feront-ellespas pour obtenir tout ce prolit , et peut-on ne pascroire qu’en joignant leur influence à celle des cir-constances favorables dont j’ai fait l’énumération,