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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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lions quon y soumet , il y a encore 5o millionsappartenants à des établissements ou à des associa-tions, qui ne peuvent pas être mis en circulation :il ne reste donc, en ce moment, que 110 millionsde rentes négociables, qui, après la réduction, nenformeraient plus que 88 susceptibles dêtre présen-tées à la bourse , à la volonté des titulaires din-scriptions.

Comme je fonde toujours mes raisonnementssur des faits ou sur des chiffres , je laisse à chacunle soin de juger quelle portion de ces 88 millionssera conservée par les propriétaires comme un re-venu fixe, afin de déterminer ce qui restera pourle marché public ; et je prie que lon considèreavec quelle promptitude une caisse damortisse-ment dotée de 8o millions fera hausser le cours deces rentes.

Pour que lon sen forme une idée juste , je diraique la moitié des 88 millions, au pair de 3 pourcent, cest-à-dire en payant îoo fr. pour 3 fr. derente, sera rachetée avant quatorze ans. ( Tableau,n° 2 .)

Ajoutez à ces causes de hausse tout ce que pour-ront faire les combinaisons des spéculateurs em-pressés de dévorer cette immense proie de plusdun milliard quon jette au milieu deux.

Quelques grandes maisons de banque, en Eu-rope, sont devenues des puissances presque rivales