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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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biguïtés , par des énigmes que personne ne com-prendra ; moi, je vais la fortifier par des faits etpar des calculs.

En 1817, notre caisse damortissement navaiten dotation que 40 millions et le produit éventueldes coupes de bois ; aujourdhui elle possède 34millions de rente achetés à la bourse, et sa dota-tion totale sélève à 80 millions.

En 1817, nous faisions notre premier emprunt:on savait quelles sommes nous devions payer auxpuissances alliées, et combien nous devions dé-penser pour lentretien de leurs troupes ; on savaitque , par des emprunts successifs, nous devionsporter notre dette au-delà de 200 millions de rente ;aujourdhui on sait que nous navons plus dem-prunt à faire ; on ne voit plus chez nous des baïon-nettes étrangères ; on reconnaît que notre dettemobile nest que de i4o millions qui seraient ré-duits à 112 : peut-on nier que les circonstances nesoient beaucoup plus favorables que celles de 1817pour rapprocher le cours de nos rentes du coursdes rentes anglaises? Dès lors, comment conteste-rait-on que nos trois pour cent, dans un espace detrois ans , peuvent sélever au pair que les troispour cent anglais vont atteindre?

Voici dautres considérations :

Sur 197 millions de rentes inscrites, on nen ex-cepte que 57 de la réduction ; mais, sur les i4o mil-