ie docteur Price à qui on doit le système d’amor-tissement fondé par M. Pitt , a proscrit, commeruineux pour les états, les emprunts sur un tauxd’intérêt bas et les réductions des intérêts desdettes, avec augmentation de capital, quoique sansdoute il ne fût jamais entré dans son esprit, qu’onpourrait, un jour, porter un tel accroissementjusqu’à 33 i/3 pour cent.
«Le fonds d’amortissement, dit-il, fait que l’in-»térêt qu’une nation paie de ses emprunts est de«peu ou point de conséquence. Une réduction«d’intérêt n’est pas suivie des avantages qu’on ima-» gine communément : et de la manière dont elle» a été jusqu a présent effectuée, elle n’a été qu’un«expédientpour différer la banqueroute, en dimi-«nuant la possibilité de l’éviter. »
Ainsi le docteur Price s’occupait peu des inté-rêts d’une dette, et mettait beaucoup de prix à di-minuer le capital ; nous , au contraire, voilà quenous consentons à accroître le capital d’un tierspour obtenir une diminution d’un cinquième surles intérêts.
Le même auteur suppose un état chargé d’unedette de cinq millions de rente, et consacrantun mil-lion par an à former un fonds d’amortissement: cefonds, dit-il, si les dettes ont été contractées à unintérêt de 6 pour o/o, paiera trois cinquièmes de cesdettes en vingt-trois ans , et l’état peut être sauvé.