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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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Si lintérêt nest que de 3 pouro/o, le fonds damor-tissement ne produira un pareil allégement quedans un temps double, et une banqueroute peutdevenir inévitable. En effet, dans le premier cas ,la dette est de 83,333,333 , et dans le second , de166,666,666.

Nous nous trouvons dans celle des deux situationsque le docteur Price juge la plus favorable, puis-que notre dette réductible, constituée à 5 pouro/o,ne représente quun capital de 2 milliards 800 mil-lions; et nous allons nous placer spontanément,dans celle quil signale comme la plus dangereuse,en convertissant nos 5 pour cent en 5 pourcent, qui représenteront un capital de 3 milliards733 millions.

Les principes du chevalier Stewart, qui a fait desrecherches si profondes sur léconomie politique ,sont les mêmes; et il indique plusieurs moyensde diminuer le capital des dettes en accroissant lé-gèrement lintérêt.

Les calculs du docteur Price lavaient porté àproposer un système auquel sattache cette dernièreidée, et qui est entièrement contraire à celui quonveut nous faire adopter, cétait de parvenir à lex-tinction des dettes, en offrant aux créanciers unintérêt plus fort que celui qui leur est , à con-dition quils consentiraient à réduire leur capital ;et M. Hamilton, qui a écrit sur la dette publique de