Ce changement dans la base de la négociationproduit donc, pour l’état, une perte de 33 untiers dans le capital de sa dette.
C’est précisément cet accroissement de charge,heureusement évité au milieu de nos désastres en1817, qu’on veut nous imposer aujourd’hui , surtoute la dette existante, en nous y soumettantd’avance pour toutes nos dettes à venir.
Quant à l’action de la caisse d’amortissement,pour établir irréfragablement combien elle est pluspuissante, en agissant sur une dette contractée àun intérêt élevé, qu’en opérant sur une dette dontl’intérêt est plus bas, je prie qu’on jette les yeuxsur les deux premiers tableaux qui accompagnentcette lettre, et qui présentent, semestre par se-mestre, la situation delà caisse d’amortissement,rachetant au pair et avec la même dotation, d’uncôté des rentes à 5 pour 0/0, et de l’autre des rentesà 3 pour 0/0.
On verra que, dès la onzième année, elle auraacquis, dans les 5 pour 0/0 , 28 millions de rentede plus que dans les 3 pour 0/0; c’est-à-dire uncapital de 56 o millions à 5 pour 0/0 , ou de955 millions à 3 pour 0/0. Cette démonstration enchiffres, que j’aurai occasion de reproduire, medispense de tout autre développement, et je suisheureux de pouvoir abréger.
Le docteur Price, qui écrivait en 1771 et 1772,