Pour faire comprendre à tout le monde le dés-avantage des emprunts sur bas intérêt, il me suf-fira, je crois, de dire que, si en 1817 nous eus-sions fait, sur un intérêt de trois pour 0/0, lesemprunts que nous fîmes sur un intérêt de cinq,ceux qui nous donnèrent 5o francs pour 5 francs derente, avec l’obligation de leur en rembourser 100,ne nous auraient donné que 3o franespour 3 francs,toujours avec l’obligation de leur en rembourser100.
On voit que, dans le premier cas, la sommeremboursable n’était que le double de la sommereçue ; dans le second, ellë aurait été plus quele triple.
Il en est de même aujourd’hui : on prétendpouvoir emprunter à 4 pour 0/0 ; si cela étaitvrai, il faudrait négocier l’emprunt à ce taux d’in-térêt, et on devrait recevoir 100 francs pour4 francs de rente, en s’obligeant à rembourser100 francs.
Mais en prenant pour base de la négociation unintérêt de trois pour 0/0 , on reçoit, pour 3 francsde rente, 75 francs , en contractant l’engagementd’en rembourser 100 ; en sorte que, pour 4 francsde rente constituée, on obtient bien, commelorsqu’on emprunte sur un intérêt de 4 ? unesomme de 100 francs , mais on se constitue dansla nécessité de rembourser 135 fr. 33 centimes.