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Si un petit nombre de rentiers demande le rem-boursement , si la paix continue à régner partout,si toutes les maisons de banque s’unissent à cellesqui se sont présentées , l’opération , à mon avis ,réussira.
Dans le cas contraire , elle tomberait, et lessinistres effets de cette catastrophe sont incalcu-lables.
La mesure qu’on propose est contraire aux principesd’économie politique et aux calculs de finance.
Tous les écrivains qui ont traité de l’économiepublique s’accordent à reconnaître, que les plusmauvais systèmes d’emprunt, sont ceux qui enétablissent la négociation sur le taux d’intérêt leplus bas.
Cette vérité se fonde sur deux considérationsd’une évidence frappante.
La première, c’est qu’un état qui propose unfaible intérêt n’obtient qu’un faible capital, encontractant l’obligation d’en rembourser un pro-portionnellement beaucoup plus considérable,que s’il prenait pour base de ses emprunts un in-térêt élevé.
La seconde, c’est qu’avec la même dotation,une caisse d’amortissement rachète plus vite unedette qui porte un haut intérêt, que la mêmedette portant un intérêt plus bas.