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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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Si les bruits qui circulent étaient fondés, mesconjectures auraient porté les sommes que lesbanquiers pourraient payer, au-dessus de la limitequils ont fixée eux-mêmes. On assure quils nontvoulu sengager quà fournir 3oo millions, et quau-delà de cette somme , ce serait au ministère à seprocurer, comme il lentendrait, les moyens deremboursement.

Je ne saurais admettre lexistence dun pareiltraité, qui mettrait tous les avantages, sans au-cun péril , du côté des banquiers ; tous les sacri-fices et tous les risques du côté du gouvernement.Mais ce quon dit nous donne la mesure de lopi-nion commune sur létendue des sommes que cesmessieurs pourraient fournir.

En évaluant moi-même ces sommes à cinq ou fsix cents millions, je crois faire une part très belleà leur crédit ; et encore, pour quils puissent dis-poser dune telle masse dargent, il faut quil nar-rive en Europe aucun événement qui soit de na-ture à troubler leurs mesures; il faut quil ne seforme, contre eux, aucune coalition ennemie ; carle moindre bruit de guerre, ou lunion de quelquesgrandes maisons de banque, suffirait pour les ar-rêter.

En résultat, le succès de lopération dépend desrentiers, des événements et des maisons de banquerivales de celles qui traitent avec le ministère.

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