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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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persuadé que son excellence na négligé aucun desmoyens quil est possible de réunir , afin dassurerlexécution du projet, dans le cas il serait adop- par les chambres ; mais est-il bien certain quetous les moyens quil est possible de réunir, setrouvent suffisants?

Jai déjà dit que, si tous les rentiers pouvaientse coaliser, pour demander deux milliards huitcents millions, formant le capital de cent quarantemillions de rentes , les banquiers qui provoquent laréduction, en offrant le remboursement, ne pour-raient pas les fournir.

Alors je voulais uniquement démontrer que lof-fre de remboursement navait rien de réel, et neprésentait quune illusion.

Aujourdhui quil sagit dexprimer une opinion ,sur la possibilité de soutenir lopération proposée,je crois pouvoir dire que, si on demandait avecobstination , et pour mettre les fonds en réserve ,le remboursement du quart ou du cinquième desrentes menacées de réduction, cest-à-dire , à peuprès de 28 à 5o ou 55 millions, la puissance desbanquiers coalisés ny suffirait pas. Ignore-t-onquils ont encore à payer plus de la moitié de lem-prunt de a3 millions, et quau lieu de pouvoirtirer de largent de diverses places considérables,ils doivent y faire des remises , pour remplir leursengagements ?