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et aux calculs de finance les plus rigoureux ;
2 ° Qu’avec les temps de paix et de prospérité ,dont nous pouvons nous flatter , elle entraîne uneperte de plus de quinze cents millions , à la chargedes contribuables;
3° Qu’avec des circonstances difficiles, qui pour-raient créer des besoins et altérer le crédit, elleproduirait des résultats bien plus désastreux encore;
/|° Qu’au lieu de favoriser le mouvement des ca-pitaux vers les provinces, comme on en flatte lesdéputés des départements , elle le ralentira , et ar-rêtera dans la capitale, les fonds qui pourraientaller, si la mesure n’avait pas lieu, au secours del’agriculture et de l’industrie.
Du succès de Vopération.
S’il fallait résoudre la question épineuse du suc-cès ou de la chute du projet, par le calcul des pro-babilités , je craindrais bien de ne pas arriver à unrésultat satisfaisant, et je doute que M. de Laplacelui-même, osât nous donner avec quelque confianceen termes positifs, une réponse affirmative ou né-gative. Si les auteurs du plan se livrent à un sem-blable calcul, je les invite à lire dans l’Essai philo-sophique de ce grand géomètre, le chapitre intituléDes illusions dans l’estimation des probabilités.
Pour moi, jele dis avec sincérité, je rends trop dejustice à la prudence du ministre pour n’être pas