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cette concession, pour soutenir que ia réussitedu projet me paraît incontestable, et pour persua-der à certains rentiers, qu’ils doivent garder leursrentes, parceque, d’après mes calculs, la hausse àdes 5 pour o/o promet, sur le capital, des bénéficesqui dédommageront de la perte éprouvée sur lesintérêts.
Quoique je n’aie pas la présomption de croireque mon opinion soit d’un grand poids, et quoi-que je sois fort loin de penser que des créan-ciers de l’état puissent la prendre pour règle deleurs déterminations, la crainte d’avoir fourni auxauteurs du projet, le plus faible moyen de le dé-fendre ou d’induire en erreur ceux dont il peutcauser la ruine , m’impose le devoir de protestercontre les fausses inductions qu’on a tirées de mamanière d’argumenter.
Afin d’éclaircir, autant qu’il est en mon pouvoir,toutes les questions qui se rattachent à l’opérationfinancière dont les esprits sont occupés, et afind’ajouter quelques démonstrations à celles que j’aicru présenter dans ma lettre du 26 mars, je vaisdire d’abord, avec franchise, ma pensée, sur leplan d’opération, considéré uniquement dansla probabilité de son succès.
Je m’attacherai ensuite à prouver :
i° Que la mesure proposée est contraire auxprincipes d’économie politique les mieux établis.