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Lettres missives familières entremeslees de certaines confabulations non moins utiles que recreatiues : ensemble Deux liures de l'utilité du train de marchandise
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'(!, DE MARCHANDISE^ <f

(( fluy miëfrere,fapp(UeS. Paul de Strada, & moj laquesde Strada, il a certaine boutique à Francfort, qui41 : e Jl bien fournie de tontes fortes de drap d'or & d'ar-''** p !U t,(ir de draps de fuje deplufieurs forte*,qui valent\ y» ttefor, or ie me doute, que quelques vus des credi-

leurs de monfrere h'y viennent,pour les faire arrejîer,car i! feu efl allé ie nefay eu,&fi cela fi faut Je feraijmure toute ma vie, & vous y pourrez facilement ré-pudier , carie vous feray vue obligati on fignée de lx

« : mm de mon frere,? & datée deuant vn de m y an,en-femble vne Lettre de fa fture ,par laque lie ileonfeffera§ d'auoir receu touts ces biens de vos. mains, pour lesvendre à vojlre profit:& parawft encore que Ion y eiififjiil arrefl dejfus,ils vous feront incontinent renduz-car les Seigneurs delà ville de Francfort font accouftu; [;t inezdsfaire droit & brteue lufiiee à touts eflragers,., ; & ne vous faut point craindre,que ceci pourra cflre dtfcouuert, car chacun cognoit bien la main de mo[rere ymais fur tout ne faites nulle nientto de moy,ott de m'a-unir vin,ni mon frere auft,&fans faute nulle, nofire

affaire fe portera bien: Voila qttafi en fui)face, ce qu'illuydift alors:Et par ce moyenne Ceneuois vint quérir( es biens a Francfort,&luy furent au fi deliurezpen-fant que tout ce que l'autre luy atioit dtftfufl verita

y ble:Etpar ainft ce Geneuois ayant recouuert toute cellerichejfe, fen va trouuer le dut S. Paul, la part ou ilsf'eftoyent baillez apgnation de fe rctrouuer enfembleMais deuant que ie paffe outre je v ous lirai vue lettreV que