il M
P E l'VTUITB DV TRAÏN
du monde, ains les doit en cbajfer & bannir de toutes
compaignies honnefies, les malheureux qu'ils font.
Mais vous ne [.-tuez,pis encore ce qui aduint fuis tt-presjuy difl Matthieu. Ce Marchand Ge?icuois,quta. .mit ejié à Francfort, connue vous aliez entendu pur '7 ,la Lettre de noflre Fafteur,&qui auoit faiclappaioir : ,, !vque touts ces biens ejioient jiens, trompa tiojlre Maître 'femblablement, par vne tuf ? qui depuis a efl'e defeou - r" muerte. Et Dieu, (fe ferta fâchée) comment cela, ievous prie, ne pajfer cela en Silencï. Il vaut bien U ,!m r'peine q ie le vous raconte. Il auoit vne obiigatto & let•ire defaiture de ce dit Paul de Strada (diji Matthieu,en continuant fon propos) mais elles ejloientfalfijicet "'"f"& antidatées: c'cft à dire incontinent que ce l'aulde "w/AjStrada auoit faili banqueroute,il luj va fouuenir des MMbies quil auoit à Francfort à" à Lejpftch. Parquoj,iu tyirtiitcontinent après va faire vu complot auecques ce Gene• vfutpuotsjuj dtfant telles oufemblab'es parolles.Mon Ami, \utik(i vous me voulez, faire rn ptaifir,qut ne vous confient lumfirien,ie fins content de vous damier la moitié du gag' *,«11®^nage:l'autre l"efcoutott,fi luj va dire ecoie. 11 eft vraj, 1)ir^jqu'il m'a falu faire banqueroute en la ville de Sortit'berg,& ce pour l'amour d'vn mien frere,qui m'a ttO'pé-.Mais i'ejpere encore m'en r-;uenger,fi vous nie voit- ^lez.aftjler à ourdir ma trame.l'ay quelques blancs fignez de la main de mon frere, defquels l'aj toufiourse-fié bien fourny, durant le tems que nous menions r.ih ^jb.t tram par ensemble, pour menferuir à vu befoi», S(( ^