3?.4 lìiiMAKQUKS ET OBSERVATIONS
ílcpilis j je me suis expliqué cid ia même manière avecîle pitoyables plagiaires qui, parce qu'ils saventécrire, se croient capables de faire des livres élémen-taires sur notre grande cuisine nationale.
Maintenant, mon ami, je vous dirai franchementque je voudrais bien pour quelque chose qu'il mefût possible de voir la figure de ces mêmes auteurslorsqu'ils vont parcourir les chapitres de cette nou-velle production ; car ils avoueront sans doute à leurhonte que leur rapsodie de cuisine était réellement,aussi loin de la cuisine française que leurs écrits surla pâtisserie Fêtaient de mon traité sur cette bellepartie. Ces faits sont avérés par cette nouvelle publi-cation sur l'art culinaire. Ensuite je dirai à ces hom-mes , ainsi qu'au vieux praticien qui attend depuisíong-temps que cet ouvrage paraisse pour y puisersans doute des idées neuves , que j'ai marqué cet ou-vrage du cachet de ma manière de faire; que lesgrands noms qu'il m'a plu de donner aux mets quej'ai créés les caractérisent d'une manière parl'ieulière;qu'ils auront beau les défigurer, en les mutilant parleur plagiai, que je les reconnaîtrai aisément, étantâ même plus que personne de juger des faits; que j'aidans les mains des menus des hommes qui avaientle plus de réputation à la renaissance de l'art, que j'aisu profiter de leur savoir , mais que ma cuisine n'estpoint la leur; que je saurai signaler hautement leslarcins que l'on serait tenté de me faire; que j'useraide mon droit d'auteur avec énergie, en frappant ducachet du ridicule ces hommes sans génie qui se traî-nent lâchement sur les traces d'autrui.