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2 Pt. 1 (1843)
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306
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3o6 SUR L'iNFLUENCK Dlì LA. CUISINE

défendait encore sérieusement que ses perdreaux , seslièvres et ses saumons. La couronne éiait disposée àles lui laisser ; niais ie peuple ensin eut envie d'engoûtera son tour. Alors commença cette lutte intes-tine entre l'aristocratie regorgeant de tout et la dé-mocratie affamée,, avant-coureur d'un choc inévi-table. II est à croire que Henri IV avait dessein dafaire prévaloir des sentiments plus pacifiques lors-qu'il manifesta le voeu que chaque paysan de sonroyaume put mettre la poule au pot. tous los jours defête 5 mais la mort funeste ae ce bon roi ne lui laissapas le temps de mettre les parties d'accord.

Si une telle transaction eut été possible , la cuisinel'aurait conclue sans efforts , sans commotions, et parle seul attrait du cabaret. C'était dans ces lieux dedivertissement que se rapprochaient quelquefois, dutemps de Sully et de Richelieu , les différentes classesde la société. Mais leur réconciliation tenait à unpartage, plutôt qu'à un simple rapprochement ; etc'est à quoi les mieux loties ne voulurent jamais en-tendre. Le cabaret n'en eut pas moins l'honneur deles habituer à vivre bien ensemble , d'adoucir les es-prits , de polir les manières, d'effacer les traces derouille qui ternissaient encore les qualités brillantesde la nation , et de marquer ainsi la transition del'epoque de François I er à celle de Louis XI\ .

II faut avouer que la gastronomie, dont ee grandsiècle fut l'ouvrage, en reçut bien moins de faveursqu'elle n'avait droit d'en attendre ? et qu'elle n attei-gnit pas la hauteur que lui assignait le suicide héroï-que de son représentant Yaíel. Sans chercher 1 <Sraisons pourquoi la cuisine classique ne commença