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2 Pt. 1 (1843)
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40
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4o TROISIÈME PARTIE.

Neuve (Amérique), elle est très abondante (i) }ce qui a rendu le nom de cette île célèbre dans lesannales des nations maritimes. La France a chaqueannée douze mille de ses matelots qui font le trajet deTerre-Neuve pour la pêche de la morue. Quel com-merce immense! quel revenu pour l'Angleterre, à la-quelle cette île appartient.

La chair du cabillaud est très blanche, feuilletéeet délicate , moins ferme que celle du turbot et d'ungoût excellent. Cet aliment est très nourrissant et defacile digestion; il convient en tout temps et à toutâge, tandis que la morue salée se digère difficilement;quoique dilatée à l'eau de rivière , elle reste tropsouvent dure et coriace ; les estomacs délicats doi-vent en éviter l'usage. Je reviendrai sur ce poissonsalé au Traité des entrées.

Les cabillauds que nous recevons à Paris sont pê-chés sur les côtes d'Angleterre, de Hollande, deBretagne et de Normandie; Dieppe est le port quien fournit le plus. Lorsque ce poisson manque à lapêche, on est parvenu, pour y suppléer en France eten Angleterre, à garder dans de vastes viviers laissés

(i) Un seul homme avec une ligue appropriée á cette pèche en prendjusqua trois et quatre cents par jour. Cela ne paraîtra pas étonnant siIon considère une morue donne 9,344>ooo œufs par an , tandis quele saumon n'eu donne que .... 27,85o,

Le maquereau 546,680 ,

Une grosse carpe . . . . 621,600,

Un brochet 148,000.

Quelle prodigieuse quanlité d'œuss donne la morue comparativementaux poissons précités '