Druckschrift 
2 Pt. 1 (1843)
Entstehung
Seite
36
Einzelbild herunterladen
 

36 TROISIÈME PARTIE.

maison. Mais j'ai reconnu depuis (1822, époque àlaquelle j'ai publié mon Traité des menus) que noudevions donner la préférence au turbot servi toutentier.

J'observerai encore à mes confrères que les moyenset les petits turbots que nous servons pour les tablesde six à douze couverts se préparent selon les pro-cédés indiqués dans ce chapitre. Le laps de temps àdonner à la cuisson du turbot doit êíre, bien en-tendu, relatif à sa grosseur; ensuite on peut les ser-vir avec la même variété de sauces et ragoûts quenous avons indiqués pour les grosses pièces décritesdans ce chapitre ; puis il faut avoir soin , ainsi que jel'ai déjà observé, de doubler le volume des petitessauces que j'ai précitées, n'étant marquées que poursaucer une enti'ée : or, dès qu'elles doivent servirpour les grosses pièces, on doit en doubler la quan-tité , et surtout y joindre du beurre frais d'Isigny,afin de les rendre savoureuses comme elles doiventl'être pour servir les grosses pièces de poisson en gé-néral. Je ferai ensuite remarquer qu'il est des maisons t l'on est dans l'habitude de servir pour le turbotdeux sauces différentes : cela est toujours inutile quandles sauces sont succulentes et distinguées, car alorstout le monde s'en régale, tandis que la triste sauceau beurre et aux câpres , trop souvent servie, devientfade et insipide. Telles sont les réflexions qui m'ontdécidé à toujours varier les sauces que j'ai serviesavec les grosses pièces de turbot ; c'est par ce simpleraisonnement que j'eus toujours de la nouveauté dansmon travail, et c'est le seul moyen de sortir de hroute du vulgaire.